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Situation actuelle et parcours
Je suis maintenant en post-doc au Shine Lab : School of Biological Sciences,
e-mail: francois.brischoux@gmail.com
Les transitions évolutives entre différents habitats offrent des opportunités particulièrement intéressantes pour comprendre les pressions de sélections qui s’exercent sur la morphologie, la physiologie et le comportement. Ceci est particulièrement vrai si le nouvel habitat impose des contraintes physiques contrastées par rapport à l’habitat ancestral.
Par exemple, la vie dans le milieu aquatique exerce des pressions de sélections sur des caractéristiques telles que la capacité à se mouvoir efficacement sous l’eau (et donc de poursuivre et de capturer des proies rapides) ; la possibilité de rester sous l’eau pendant de longues périodes (augmentant le temps passé en contact avec les proies) et la capacité de plonger à de grande profondeurs (élargissant la zone d’alimentation). Ainsi les lignées de vertébrés terrestres qui ont évolués pour exploiter les habitats marins montrent des exemples frappant d’adaptations à la vie marine.
Malgré ces adaptations, les vertébrés marins à respiration aérienne sont contraints, particulièrement en termes de durée et de profondeur de plongée. De telles contraintes devraient être beaucoup moins fortes chez les ectothermes que chez les endothermes. Notamment parce que les taux métaboliques faibles des ectothermes (en comparaison aux endothermes) réduisent les besoins en oxygène. Ces contrastes suggèrent que, tout le reste étant par ailleurs égal, les ectothermes marins devraient surpasser les endothermes dans de nombreux aspects des performances de plongée.
Malheureusement, les données disponibles ne sont pas adéquates pour tester ces prédictions, notamment parce qu’une proportion très importante des travaux de recherches ont portés quasiment uniquement sur les endothermes (oiseaux et mammifères marins).
Le but de mon post-doctorat est d’examiner le comportement de plongée et les adaptations associées chez un groupe de vertébrés ectothermes à respiration aérienne (les serpents) qui ont évolués pour exploiter l’environnement marin (au moins 4 transitions indépendantes).
THESEPériode : 2004 à 2007 Responsable : Dr. Xavier Bonnet et Richard Shine (University of Sydney) Spécialités : Ecologie, Evolution, Comportement, Ressources Université d’inscription : Université François Rabelais, Tours Titre du sujet : Ecologie des tricots rayes de Nouvelle-Caledonie (PDF)
Résumé du sujet : L’objectif principal de cette thèse est de décrire et comprendre l’écologie de serpents marins : les tricots rayés de Nouvelle-Calédonie. Ces serpents marins sont très particuliers : ils sont amphibies et dépendent à la fois du milieu marins pour se nourrir mais aussi fortement du milieu terrestre pour toutes les autres activités (digestion, mue, accouplement, ponte…). L’utilisation de deux milieu de vie contrastés offre des opportunités rares pour comprendre comment l’écologie de ces animaux s’ajuste aux contraintes (synergiques ou antagonistes) qu’imposent les milieux terrestre et marin. La présence de deux espèces proches de tricots rayés vivant en sympatrie dans le lagon de Nouvelle-Calédonie (Laticauda laticaudata - le tricot rayé bleu et L. saintgironsi - le tricot rayé jaune) permet une approche comparative pour étudier l’écologie particulière de ces animaux, mais aussi pour comprendre les mécanismes permettant leur coexistence.
DEABRISCHOUX F. Coexistence de deux espèces proches : rôles de l'habitat, de la ressource trophique et du temps. 2004, DEA Biologie, Evolution et Contrôle des Populations, Université F. Rabelais, Tours (PDF)
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