Le CNRS
Accueil CNRS
Autres sites CNRS
 
  Accueil > Anciens étudiants > Certain Grégoire                                                            Vie pratique > Etudiants
 

Situation actuelle et parcours

 

 

Je viens d’être recruté en tant qu’ATER, pour 1 an, à temps plein à l’Université d’Orléans, dans le Laboratoire de Biologie des Ligneux et des Grandes Cultures (http://www.univ-orleans.fr/lblgc/).

 

J’ai débuté ma thèse de Doctorat en 2003, sous la double houlette de Vincent Bretagnolle au CNRS de Chizé et Vincent Ridoux au CRELA de La Rochelle (http://www.ifremer.fr/crela/index.htm). Mes travaux de thèses concernent la communauté des prédateurs supérieurs du Golfe de Gascogne, et abordent leur analyse sous un angle explicitement spatial et à travers plusieurs échelles : distribution à large échelle en relation avec les paramètres environnementaux (définition des habitats) ; dynamicité (variabilité temporelle) de ces mêmes habitats, et structure de groupes à fine échelle en lien avec les stratégies de recherche alimentaire.

 

Situation au CEBC

 

THESE

Période : 2003-2007

Responsables : Vincent Bretagnolle et Vicent Ridoux (CRELA, La Rochelle)

Spécialité : Ecologie marine, analyses spatialisées

Université d’inscription : Université de La Rochelle

 

Titre du sujet : 

Distribution, Abondance et Stratégie de recherche alimentaire chez les prédateurs supérieurs du golfe de Gascogne : une approche spatialisée.

 

Résumé du sujet :

L’état des populations d’oiseaux et mammifères marins est peu étudié dans le golfe de Gascogne. La catastrophe de l’Erika souligna d’ailleurs le manque d’information concernant ces populations. Notamment, aucune estimation d’abondance n’était disponible. L’évaluation de l’impact écologique consécutif a la mortalité de près de 80 000 oiseaux fut donc évalué a posteriori, via un échantillonnage aérien exhaustif du plateau continental. Pas moins de 40 000 km de transects aériens (ROMER et ATLANCET), soit 12 échantillonnages complets du golfe (100 000 km²) furent effectués à différentes périodes de l’année. Ils ont permis de construire une base de donnée forte de près de 20 000 observations, répertoriant les oiseaux, mammifères marins, mais aussi les bateaux de pêche et traces de pollution rencontrés durant les vols. De plus, dans le cadre d’une collaboration avec l’IFREMER de Nantes, des observations des prédateurs supérieurs sont conduites en routines chaque année depuis 2003 durant les campagnes PELGAS (http://www.ifremer.fr/com/actualites/pelgas06).

 

Les questions abordées au cours de mon travail de thèse sont multiples et s’articulent autours de la caractérisation et du fonctionnement de l’étage supérieur du réseau trophique du golfe de gascogne. Où sont les zones majoritairement exploitées par les prédateurs, et quelles sont leurs caractéristiques écologiques. Quelle est la taille des populations d’oiseaux et de mammifères marins présents dans le golfe. Des estimations précise (1) de la répartition des espèces et (2) de leurs effectifs est un préalable indispensable à la qualification et a la quantification des flux de prédations imposés par les prédateurs à l’écosystème du Golfe de Gascogne. Ces flux, dont l’estimation nécessite également des données concernant le régime alimentaire des animaux, pourront être comparés aux prélèvements par pêche, afin d’identifier les interactions trophiques potentielles entre prédateurs et pêcheries.

 

Egalement, nos données spatialisées permettent d’étudier le fonctionnement du niveau trophique supérieur du golfe de Gascogne: Des stratégies de recherche alimentaire spécifique, à l’échelle individuelle, sont susceptibles de former des patterns spatiaux particuliers a l’échelle de la population. Des mécanismes comportementaux comme l’attirance vers un type d’objet particulier (agrégation d’oiseaux, bateau de pêche, mammifère marins) parce qu’ils sont indicateurs de la présence de proies potentielles vont avoir des répercutions sur la distribution des espèces dans l’espace. L’identification et la caractérisation de ces patterns nous permet de comprendre comment les individus réagissent vis-à-vis des «objets» qu’ils peuvent rencontrer en mer (conspécifiques, hétérospécifiques, bateaux de pêche etc...), ainsi de mettre au jour le développement de stratégies de recherche alimentaires communautaires, coopératives ou opportunistes. L’étude de ces mécanismes permet d’identifier les interactions existant entre les différents prédateurs du Golfe.

 

Ces travaux de thèse sont menés conjointement en étroite collaboration avec le LBEM de La Rochelle, l’équipe ECOHAL de l’IFREMER de Nantes et l’unité de Biométrie de l’INRA d’Avignon.

 

Titre du rapport de DEA

CERTAIN G. Etude de la distribution des prédateurs supérieurs en milieu marin, en relation avec leur environnement biotique et abiotique. 2003, DEA EDEL, Université de La Rochelle.

 

 

 

 
 
 

Centre d'Etudes Biologiques de Chizé

  

Imprimer Contact Plan du site Plug-ins Accueil