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Situation actuelle et parcours

 

Lors de mon Doctorat, je me suis particulièrement intéressée à l’étude des relations trophiques d’oiseaux marins des Terres Australes en utilisant les lipides comme marqueurs trophiques. Par la suite, dans le cadre d’un contrat IRD, j’ai acquis la compétence isotopes stables (C et N) pour les études trophiques. Sujet que je continue d’explorer en parallèle au poste d’ATER que j’occupe actuellement à l’IUT de Biologie de Brest (Université de Bretagne Occidentale ;

http://www.univ-brest.fr/index.php?page=affiche_departement&object=dep_biologie)

où j’interviens dans les enseignements d’informatique et de physiologie animale.

 

2002 / 2005 :

Doctorat en Océanologie Biologique, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI (75).

Sous la co-direction de P. Mayzaud (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche sur Mer – UMR CNRS 7093) et d’ Y. Cherel (Centre d’Etudes Biologiques de Chizé  – UPR du CNRS 1934)

2004 :

Cours ‘Exploitation numérique des données en écologie marine.’ Université Paris VI.

2002 :

Cours ‘Structure et fonctionnement du réseau trophique pélagique.’ Université Paris VI.

2002 :

DEA Océanologie Biologique et Environnement Marin, Option Environnement Marin et Biogéochimie, Université de Bretagne Occidentale - Institut Universitaire Européen de la Mer (co-habilitation Université Paris VI / EPHE Paris), Plouzané (29).
Stage : Laboratoire d’Océanographie de Villefranche sur Mer – UMR CNRS 7093 (http://www.obs-vlfr.fr/LOV/).

  • Utilisation de marqueurs biochimiques pour l’analyse des interactions trophiques entre zooplancton, poissons et prédateurs supérieurs.

2001 :

Maîtrise de Biologie des Populations et des Ecosystèmes, Option Milieu Marin, Université de Bretagne Occidentale - Institut Universitaire Européen de la Mer, Plouzané (29).
Stage : Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin – UMR CNRS 6539 (Plouzané, 29 ; http://www.univ-brest.fr/IUEM/UMR6539/index.htm).

  • Typologie des herbiers de Zostera marina de Bretagne en fonction des conditions environnementales.

2000 :

Licence de Biologie des Organismes, Université de Bretagne Occidentale, Brest (29).

1999 :

DUT de Génie Biologique, Option Génie de l’Environnement, Université de Toulon et du Var (83).

 

Situation au CEBC

 

THESE

Période : Octobre 2002 / Décembre 2005

Responsables : Yves Cherel / Patrick Mayzaud (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche sur Mer – Université Paris VI)

Spécialités : Océanologie, Lipides, Relations trophiques.

Université d’inscription : Université Paris VI

 

Titre du sujet :

Biomarqueurs lipidiques, réseaux trophiques pélagiques et écologie alimentaire des oiseaux de mer Procellariiformes.

 

Résumé du sujet :

Les adultes de plusieurs espèces de Procellariiformes alternent, en période de reproduction, des trajets alimentaires de courte et de longue (TL) durée. Seuls ces derniers sont profitables aux adultes en leur permettant de reconstruire leurs réserves énergétiques. Une des particularités des individus rentrant de TL est le stockage d’huile d’origine alimentaire dans leur estomac. Notre travail avait un double objectif : (i) caractériser les lipides des huiles stomacales de cinq espèces de Procellariiformes (puffin à bec grêle, pétrel à menton blanc, pétrel bleu, prion de Belcher et prion de la Désolation), puis (ii) déterminer l’apport des huiles stomacales dans les études d’écologie alimentaire des Procellariiformes adultes. Trois classes de lipides neutres dominaient dans les 135 huiles prélevées des cinq espèces : les cires, les triglycérides et les diacylglycérol-éthers. Les fractions acides et alcools gras composant les deux premières classes montraient une relative variabilité inter-spécifique. L’utilisation des lipides des huiles stomacales comme marqueurs trophiques a ensuite été testée chez le puffin à bec grêle tasmanien puis appliquée aux quatre autres espèces d’oiseaux. Une collection de références a été établie rassemblant la majorité des profils lipidiques d’espèces zooplanctoniques et nectoniques, subantarctiques et antarctiques publiés à ce jour, auxquels ont été ajoutés les profils lipidiques de cinq espèces de poissons myctophidés analysées lors de cette thèse. L’analyse discriminante linéaire a été choisie pour observer les similitudes entre ces profils de proies potentielles et ceux des huiles stomacales. Plus de 92 % des profils acides et alcools gras présentaient de fortes ressemblances avec ceux de la famille des poissons myctophidés, mettant en relief l’importance énergétique de ces poissons dans la nutrition des cinq espèces de Procellariiformes. Les huiles stomacales ont ensuite été utilisées pour observer l’existence d’une ségrégation trophique partielle lors des TL entre les prions de Belcher, les prions de la Désolation et les pétrels bleus (Archipel de Kerguelen). Les premiers s’étaient majoritairement nourris de poissons myctophidés riches en cires, les deuxièmes de poissons myctophidés riches en triglycérides et les troisièmes se situant au centre de ces deux extrêmes. Enfin, une étude interannuelle menée sur l’écologie alimentaire du pétrel bleu a mis en évidence un changement des relations trophiques du pétrel bleu en 2002, tant au niveau des huiles que des contenus stomacaux. Ce changement serait lié aux anomalies positives de température des eaux de surface repérées cette même année. En conclusion, les huiles stomacales, utilisées dans un but trophique pour la première fois depuis la découverte de la double stratégie d’alimentation, constituent un outil majeur pour les études d’écologie alimentaire des Procellariiformes.

 

DEA

Période : Février à Juin 2002

Responsables : Yves Cherel / Patrick Mayzaud (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche sur Mer – Université Paris VI)

Spécialités : Océanologie, lipides, interactions trophiques.

Université d’inscription : Université Paris VI / Université Bretagne Occidentale

 

Titre du sujet :

Utilisation de marqueurs biochimiques pour l’analyse des interactions trophiques entre zooplancton, poissons et prédateurs supérieurs

 

Résumé du sujet :

Le rôle des prédateurs supérieurs a rarement été considéré dans les études de réseau trophique marin, alors que leurs populations ont potentiellement un impact non négligeable sur les ressources marines dans certaines zones. Le présent travail a consisté à tester l'utilisation des lipides de l'huile stomacale des oiseaux Procellariiformes comme marqueurs trophiques pour la détermination de leurs proies principales et ainsi de leur place dans l'écosystème pélagique de l'Océan Austral. Le puffin à queue courte tasmanien Puffinus tenuirostris a été choisi comme modèle expérimental. Depuis la découverte de la double stratégie d’allocation énergétique chez les Procellariiformes aucune étude n’a permis la détermination de leur régime alimentaire lorsque les adultes effectuent des voyages longs au cours desquels ils stockent de l'huile. Cette étude s’est articulée selon deux axes principaux : analyser individuellement la composition des huiles stomacales de puffins, en termes de classes de lipides, d’acides et d’alcools gras, et comparer ces profils avec ceux de leurs proies potentielles. Les profils d’acides gras des cires et des triglycérides, caractérisés par la dominance des composés en (n-3) sur les composés en (n-6) et par la forte présence de l’acide oléique, ont traduit l’origine marine de ces huiles. Les résultats de la seconde partie de l’étude ont montré que des 34 proies potentielles (crustacés et poissons), seuls les profils lipidiques de trois espèces de poissons myctophidés présentaient des similitudes avec ceux des huiles stomacales. Compte tenu de l’écologie de ces proies potentielles, deux espèces seraient des proies majeures des puffins : Electrona antarctica et Krefftichthys anderssoni. La biogéographie de ces poissons mésopélagiques suggère que les puffins à queue courte se sont alimentés en zones subantarctique et antarctique. Malgré les limites de la capacité de discrimination de la banque de données, cette étude préliminaire montre l’intérêt d’utiliser des marqueurs biochimiques pour analyser les relations proies – prédateurs au sein de l'écosystème pélagique.

 

 

 
 
 

Centre d'Etudes Biologiques de Chizé

  

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