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Situation actuelle et parcours

    

 

Je suis en contrat post-doctoral à l'université LAVAL (Quebec, Canada) sous la direction de Gilles Gauthier.

 

Le projet de recherche vise à étudier les interactions trophiques (plantes-herbivores-prédateurs) de la toundra arctique et l’impact des changements climatiques sur ces interactions.

 

Ce projet se nomme ArcticWOLVES ("Arctic Wildlife Observatories Linking Vulnerable EcoSystems") et est financé par une subvention du gouvernement canadien obtenu dans le cadre de l’Année Polaire Internationale.

 

2007 / 2008 :   

 

 

 

Post-doctorat au CEBC/CNRS portant sur :
- la sélection de l’habitat et le succès reproducteur des femelles de fuligules milouin (Aythya ferina) sur le lac de Grandlieu et sur

- la dispersion des canards colverts lâchés pour la chasse en Brenne

 

2003 / 2007 : Doctorat en Biologie des Populations et des Organismes
  • Compromis entre alimentation et risque de prédation chez les canards hivernants : une approche multi-échelles

Sous la direction de Dr. Vincent Bretagnolle (CEBC  – CNRS UPR 1934)

 

2003 : DEA Ecophysiologie, Energétique et Comportement, Université Louis Pasteur, Strasbourg
  • Déplétion des ressources et écologie alimentaire des canards en hivernage

 

THESE

Période : 2001 à 2007

Responsable : Dr. Vincent Bretagnolle et Pablo Inchausti

Spécialités : Ressources trophiques, Ecologie comportementale, Dynamique des populations

Université d’inscription : Université Louis Pasteur Strasbourg

 

Titre du sujet :

Compromis entre alimentation et risque de prédation chez les canards hivernants : une approche multi-échelles (PDF)

 

Résumé du sujet :

Le compromis entre alimentation et risque de prédation, classiquement pressenti pour influencer les stratégies individuelles, a été étudié chez les canards de surface en hivernage à différentes échelles spatiales. Ce travail s’est focalisé principalement sur des espèces granivores: le canard colvert (Anas platyrhynchos) et la sarcelle d’hiver (A. crecca). Les stratégies comportementales ont été étudiées sur trois sites contrastés (en terme de ressource et de pression de chasse) : l’estuaire de la Seine, le marais de Moëze-Oléron et les étangs de Brenne. Nous avons utilisé différents proxy du risque de prédation en fonction de l’échelle considérée. A l’échelle du patch (expérimentation réalisée en élevage), les décisions d’alimentation dépendent de la densité de ressources présente auquel se rajoute des contraintes liées au risque de prédation qui vont s’exprimer lorsque la densité de ressource sera faible. Cette expérimentation suggère également un transfert d’information publique chez ces espèces grégaires et un effet des besoins énergétiques des individus. L’analyse de la ressource sur nos différents sites montre une déplétion en graines qui est due à la consommation faite par les canards. La densité des ressources en fin d’hivernage est similaire sur les deux sites côtiers et comparable à la densité de ressources pour laquelle les individus abandonnent un patch en condition contrôlée. L’ensemble de ces résultats suggère fortement l’existence d’une densité critique à 15 g/m². Nous avons également montré que le pâturage ou la tonte sont des pratiques d’origine anthropiques qui vont diminuer le stock de graines disponible. Afin d’étudier les stratégies à l’échelle du site d’alimentation, nous avons équipé d’émetteurs des individus capturés sur les réserves et suivi leurs déplacements tout au long de l’hiver. La décision de quitter les zones protégées pour s’alimenter sur des zones plus risquées (chassées) est fonction de la taille des individus et semble également correspondre à l’arrêt de la chasse. La taille du domaine vital quant à lui dépend de la quantité de ressources disponible. A cette même échelle, nous avons bénéficié d’une situation quasi-expérimentale en travaillant sur les canards colvert issus d’élevage et lâchés avant l’ouverture de la chasse en Brenne. En partenariat avec les associations de chasseurs locaux, il a été possible de baguer plus de 3 000 individus sur 3 années et d’analyser leurs déplacements à travers une analyse des reprises. Les résultats révèlent que la pression de chasse est la cause principale des mouvements (émigration) enregistrés. De plus, il semble que les individus en moins bonne condition sont plus à même de quitter leur lieu de lâcher ce qui leur confère un taux de survie supérieur. Ainsi il aura été possible de montrer une sélection directionnelle (d’origine artificielle) s’exerçant sur cette population. Ces résultats confirment l’idée que les mouvements dépendent de la condition individuelle des canards c’est-à-dire les individus en moins bonne condition effectuent des mouvements plus importants (ce qui suggère un mécanisme hormonal : effet de la corticostérone). Enfin à l’échelle du cycle migratoire, la comparaison des comportements alimentaires en fonction de la présence de rapaces a montré qu’en hiver (où les survols effectués par les rapaces sont plus importants), les sarcelles utilisent très peu de comportements alimentaires risqués (i.e. les yeux sous la surface de l’eau) par rapport aux sites de reproduction estivaux. Les résultats de ces travaux permettent de formuler différentes perspectives de recherche tant fondamentale qu’appliquée à la gestion des sites naturels et des espèces de canards.

 

DEA

LEGAGNEUX P. Déplétion des ressources et écologie alimentaire des canards en hivernage. 2003, DEA, Ecophysiologie, Energétique et Comportement, Université Louis Pasteur, Strasbourg

 

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