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Prédateurs marins

 

    

 

 

 

 

         Anaïs JANC

               Doctorante

 

 

 

 

 

Titre de la thèse

Interactions entre les orques/cachalots et la pêcherie à la légine australe dans les Zones Économiques Exclusives des Terres Australes et Antarctiques Françaises  : effets sur les trajectoires bio-démographiques de ces espèces et les conséquences économiques. Analyse des pratiques de pêche à risque et évaluation d’approches technologiques visant à la supprimer

 

Use conflicts between marine mammals and Patagonian toothfish longline fisheries within Crozet and Kerguelen EEZ

 

Mots-clés : Longline fisheries, Depredation, Patagonian toothfish, Killer whales, Sperm whales, Crozet, Kerguelen, Economic and ecological consequences, Mitigation, Fishing data analysis, Photo-identification

 

Période

2015-2018

 

Responsables

Christophe GUINET et Paul TIXIER

 

Université d'inscription

Université de La Rochelle / École Gay Lussac « Sciences pour l’Environnement »

 

Contexte général

Un nombre croissant d’études révèlent l’accroissement des conflits d’usage et des interactions entre les pêcheries et les prédateurs marins supérieurs, tant au niveau français que mondial. Parmi celles-ci, la pêche à la légine australe (Dissostichus eleginoides) se déroule dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) françaises au large des îles Crozet et Kerguelen (sud de l’Océan Indien). Cette pêcherie, initiée en 1996 et à haute qualité environnementale (certification Marine Stewardship Council) est sujette à un très fort niveau d’interactions avec les orques (Orcinus orca) et les cachalots (Physeter macrocephalus).

 

Ces deux espèces viennent retirer les poissons des hameçons à la remontée des lignes. Ce comportement, qualifié de déprédation, est le plus fort à ce jour répertorié dans le monde. Les travaux conduits, au cours de ces dernières années, suggèrent que les poissons perdus représentent environ respectivement 28% et 9% du total des prises de légines à Crozet et à Kerguelen. À Crozet, les orques et les cachalots interagissent avec la pêcherie mais les orques sont responsables de l’essentiel des pertes. À Kerguelen, les cachalots sont les seuls cétacés impliqués dans 99.6 % des événements de déprédation.

 

La déprédation a d’importantes conséquences économiques avec une perte estimée à 60 millions d’euros pour l'industrie palangrière pour la période 2003-2012 avec des effets attendus sur la trajectoire démographique de ces prédateurs, notamment la taille de ces populations via une modification des paramètres de survie et de reproduction.

 

Sept navires français sont licenciés à pêcher la légine australe. Sur chacun de ces navires, un contrôleur des pêches s’assure du respect de la réglementation, contrôle les prises en légine et les prises accessoires puis assure depuis le début de cette pêcherie un important travail de photo-identification des orques et des cachalots impliqués dans ces interactions. À ce jour, environ 120 orques et 350 cachalots ont été ainsi identifiés à partir de leur aileron dorsal et de leur tâche dorsale dans le premier cas ou de leur nageoire caudale dans le second cas.

 

Par ailleurs, en périphérie des Zones Économiques Exclusives, un nombre croissant de navires non autorisés viennent pêcher ce poisson à très forte valeur marchande. Or sur ces navires, aucun contrôleur n’est présent et il est fortement suspecté que ces navires occasionnent volontairement la mort des cétacés, normalement protégés, mais interagissant avec leur activité de pêche.

 

Objectifs

  • En reprenant les travaux réalisés par Paul Tixier sur les orques de Crozet, analyse des données de pêche, pour savoir si nous pouvons agir sur les pratiques de pêche pour limiter cette fois-ci, la déprédation par les cachalots.
  • Analyses socio-économiques : évaluation des coûts directs de la déprédation et des coûts indirects (temps de pêche, carburant, masse salariale supplémentaires).
  • Analyse démographique (survie, reproduction, taille des populations) avec les données de photo-identification obtenues jusque 2015 et disponibles au CEBC.
  • Analyse de l’évolution du taux d’interaction sur la période de pêche et analyse du réseau social afin de comprendre comment s’est propagé ce comportement de déprédation à l’échelle populationnelle.
  • Analyse des différences intergroupes (orques) ou inter-individus (cachalots) de la distribution spatio-temporelle des interactions pour identifier les zones de pêche à plus forte susceptibilité d’interaction.


Cette thèse est réalisée avec le soutien financier du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche via une « Bourse de Recherche Handicap » et en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

 

 

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