Equipe Ecologie des Oiseaux et Mammifères Marins

Christophe Barbraud, Chercheur
né en 1970

Téléphone:+ 33 (0)5 49 09 96 14
Courriel: barbraud‘arobase’cebc.cnrs.fr
 

Activités et intérêts de recherche 

Ornithologie, écologie, évolution des traits d’histoire de vie, compromis évolutifs, dynamique des populations, variations climatiques, cigogne blanche, flamant rose, hérons, pétrels, manchots, albatros.

Programme de recherche


 Conséquences des variations du climat et de l’environnement sur les populations d’oiseaux marins.

L’objectif de ce travail est de comprendre les mécanismes par lesquels les variations de l’environnement (incluant les activités humaines) et du climat affectent les paramètres démographiques (survie, reproduction,) des oiseaux marins de l’Océan Austral (pétrels, albatros, manchots), et d’utiliser ces résultats pour modéliser les effets des variations environnementales et climatiques sur les populations de ces espèces. Ceci permettra par la suite de proposer des scénarios concernant l’influence des variations du climat (ex : El Niño) sur les prédateurs supérieurs de l’Océan Austral qui pourront être utilisés comme outils d’aide à la gestion et à la conservation des espèces et des écosystèmes.
Mon travail porte sur la modélisation de la dynamique des populations et s'appuit sur les suivis à long terme mis en place depuis plus de 40 ans (depuis 1952) dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises.


 Mise en évidence des compromis évolutifs entre les traits d’histoire de vie (survie, reproduction) associés au coût de la reproduction chez les oiseaux longévifs.
 
La théorie des traits d’histoire de vie prédit que, dans des conditions environnementales variables, les organismes doivent optimiser leur reproduction en maximisant celle-ci sans affecter leurs chances de reproduction futures. Ces prédictions sont souvent difficiles à vérifier chez les animaux longévifs (pétrels, albatros). L’objectif de ce travail est donc de tester ces prédictions clés de la théorie des traits d’histoire de vie.
Les questions principales auxquelles je tente de répondre sont :
- Existe-t-il une valeur seuil des conditions environnementales où l’effort de reproduction augmente au dépend de la survie ?
- L’amplitude des variations de survie et de fécondité à la valeur seuil est-elle plus faible chez les espèces à faible qu’à forte fécondité ?
 Dynamique et conservation d’une population de Cigogne blanche dans l’Ouest de la France.

Je participe également à l’étude (dynamique de population, régime alimentaire) et à la conservation (pose de nids artificiels) d’une population de Cigogne blanche en collaboration avec le Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge (GOAS) et en collaboration avec le Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux. Cette étude initiée en 1978 par le GOAS a permis de montrer que l’explosion de la population de cigognes dans les marais charentais était due en partie aux efforts de conservation, en particulier la pose de nids artificiels, mais aussi à des conditions d’hivernage favorables en Europe de l’ouest et en Afrique.

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