Présentation du projet

Éléphants de mer / Technologie

La grande avancée technologique rendant possible cette étude fût le développement par les scientifiques et les ingénieurs du Sea Mammal Research Unit, de l’Université de St Andrews en Ecosse, de balises Argos permettant l’enregistrement et l’envoi par satellite des données de plongée et de localisation d’animaux marins dans leur milieu naturel.


Des progrès récents ont permis d'incorporer dans ces appareils un capteur CTD miniaturisé (salinité et température). L'unité de base contient une plate-forme de transmission satellite, qui transmet les données de position via le Service Argos, ainsi que des capteurs de conductivité, température et pression de haute résolution. Les algorithmes de compressions des données ont été largement développés par un scientifique français travaillant dans l’équipe d’océanographie physique du Muséum National d’Histoire Naturelle. 

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Pour répondre à l’exigence des océanographes, quant à la qualité des mesures hydrologiques, les capteurs ont été étalonnés avec le concours du SHOM, puis des essais en mer ont été effectués avec l’aide de l’INSU et de l’IPEV. Il a ainsi été possible de s’assurer de la qualité et de la résolution des données fournies et d’appliquer le cas échéant les corrections nécessaires aux données transmises par chacune des balises CTD.

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Demain les éléphants de mer mesureront les concentrations en phytoplancton de l’Océan Austral.Ce nouveau développement technologique est effectué avec le soutien  du CNES et cette mesure est particulièrement importante. Dans l’Océan Austral du fait du brassage permanent exercé par le vent, le maximum de concentration n’est pas observé à la surface mais à des profondeurs comprises généralement entre 30 et 60 m. Par conséquent il ne peut pas être mesuré précisément par satellite qui mesure la concentration de chlorophylle à la surface des eaux. Ces mesures sont très attendues par les biologistes marins qui pourront ainsi étudier des zones méconnues de ce point de vue dans l’Océan Austral, évaluer beaucoup plus précisément les quantités de carbone fixées par le phytoplancton et préciser le pouvoir tampon de cet océan. 

D’un point de vue biologique ces travaux vont nous permettre d’évaluer quelles sont les variations de productivité de l’Océan Austral en fonction des variations naturelles du climat et leurs conséquences pour un ensemble de prédateurs marins clefs, dont l’éléphant de mer.


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